De Paris à Nevers en vélo

Alors que d’aucun pèlerinaient, je me suis demandé ce que je ferai de ce WE de Pentecôte. Et ben tien si je me faisait un petit tour de vélo! Il me restait un biclou à Paris, je n’avais qu’à investir dans un nouveau casque, réparer la roue et banzaï. Un petit passage au Décathlon Madeleine (… A LES GENOUX CAGNEUX, pardon je ne peux pas m’en empêcher, le pire c’est quand la petite voix dans la ligne de métro 14 annonce Madeleine.).

Je pense à Guillaume, alias Petzouille ou Mange-Boule, pour m’accompagner au moins sur un bout de chemin, mais monsieur n’avait “Plus de chaussettes propres”… bien le sportif! Je part donc seul tel un cow-boy avec un équipement des plus légers: une chambre à air, un jeu de démonte pneu, et une petite pompe; un Tshirt de rechange, mon harmonica, mes papiers, une petite bouteille de 50cc et un vieux reste de cette excellente pâte de coing de ma mère qui restait dans un placard.

Pour sortir de Paris, j’opte pour le RER. Je quitte Corbeil à midi. Le temps est au beau fixe, mais le vent se lève rapidement et me fait front. Je prends alors un peu de retard et arrive au coup de sifflet final du match qui opposait en 16eme de finale de Fedérale 2 l’USON neversois à l’équipe de Vierzon; on a gagné c’est l’essentiel.

Au départ de Montargis, je tente d’emprunter la N7; je me dis que l’A77 qui la supplée maintenant doit en absorber tout le traffic et bien je n’ai pas fait 800m que je bifurque, tant pis je ferai quelques km en plus.

Au vu de l’énergie qu’il me reste et du soir qui tombe je décide de passer la nuit à Montargis; Tous les hotels, toutes les chambres d’hôtes affichent complet; mes jambes ne me porteront pas plus loin, heureusement je fini par trouver une chambre d’hote. Je dine sur le pont canal en admirant le coucher de soleil sur la Loire.

Une bonne nuit de sommeil et à 9h me voila requinqué et de nouveau en selle; les premiers kilomètres sont douloureux. J’ai mal au cul! Mais les bords du canal latéral à la Loire sont splendides et j’arrive bientôt à Cosnes où les grands parents d’Alex me recoivent pour déjeuner. Comme d’habitude ce fut un grand plaisir (merci à Pépé, Mémé et Lulu). La fin du périple n’a pas été de tout repos. J’ai cervé par 2 fois à Mesve. A cause du retard accumulé, j’ai manqué la visite que je voulais faire à une amie à La Marche; j’au tout de même au le plaisir de voir Bapt.

Vers 20h j’arrive enfin à Nevers. Pas fâché d’être au terme de mon voyage… avec de jolis souvenirs qui reviennent de ces jours de Juillet 98 alors que nous sommes descendus mon père, mon frère et moi de Nevers à Marseille.

17 mai 2008. Bientot Classé, WE. Pas de commentaire.

Un seul cinéma?!

J’ai simplement voulu dire ici quelque chose sur ce que j’appelle l’unité du cinéma. De même qu’il n’y a qu’une humanité et que je peux pleurer ou rire en voyant un film de Ozu, des frères Dardenne ou d’Almodóvar, de même il n’y a qu’un seul cinéma

Vive la diversité interminable du cinéma ! Vive l’unité indestructible du cinéma ! Avec solennité, émotion, attente, espoir, avec beaucoup de gaieté aussi, je déclare donc ouvert le 61ème Festival de Cannes. Action !

Ce sont sur ces mots que Claude Lanzmann terminait son discours d’ouverture du Festival de Cannes 2008… un seul cinéma; j’avoue que cela me laisse perplexe, surtout quand je relis ce mail de ma soeur actuellement à NewDehli:

je suis allée au cinéma hier soir; en Indi, ben j’avais pas besoin des paroles, c’est culcul que je te raconte pas mais Tokie a adoré! J’ai bcp pleuré même si c’était ridicule. Ils ont un dispositif anti-terroriste au cinéma assez redoutable, c’était comic. le cinéma était énorme et la projection de bonne qualité. Nous devions prendre nos places à l’avance et elles étaient plus ou moins chère selon l’endroit ou l’on souhaité s’assoir. Dans le cinéma, c’était super marrant; Tout lemonde parle,laisse sonner son téléphone, décroche, se promène…

Bon pour l’unité du cinéma, il va falloir m’expliquer ;-) Perso je vois bien la “diversité interminable” maintenant je ne suis pas un cinéphile averti…

17 mai 2008. humeur. Pas de commentaire.

Pizzaïolo

Non je ne vais pas vous parler de rugby et de mes légendaires lancés en touche (digne de ceux de Torchebugne), mais vraiment de pizza, toute une philosophie maitrisée tout particulièrement par mon frangin auquel je dédicace cette petite perle dénichée sur Youtube:

15 mai 2008. Bientot Classé, cuisine. Pas de commentaire.

Tango Nantais

La semaine dernière, j’étais de passage à Nantes; le soir pour me changer les idées, je voulais sortir un peu; je consulte un fascicule reportant les plans de sortie et là surprise, une soirée Tango! Décidément la mode Argentine est bat son plein. Curieux de voir le type de fréquentation de cette soirée, je me suis rendu au Lieu Unique. La salle était bien pleine et j’ai été surpris par le niveau général des couples qui y dansaient; vraiment pas très loin de ce que j’ai pu voir ces derniers temps à Buenos Aires.

Tango au Lieu Unique

L’ambiance était aussi proche de l’originale et les codes, tout du moins ceux que je connais, comme le cycle de 4 danses, étaient respectés.

La soirée Tango a lieu tous les premiers lundi du mois… si je vais à Nantes, je pense que c’est un rdv que je ne manquerai pas.

PS: Merci à Aurely pour son accueil vraiemnt sympa.

14 mai 2008. Argentine, WE. Pas de commentaire.

Protégé : Le Get27 ne soigne pas le mal de dos …

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9 mai 2008. Bientot Classé, WE. Pas de commentaire.

Volviendo

J’ai beaucoup aimé la Bolivie, plus encore le Pérou. Machu Pichu était captivant quoique transformé en une usine à touristes un peu déconcertante. Les paysages sont fascinants, les locaux pas forcement très bavards mais toujours aimables… j en ai appris beaucoup, même si c’est vrai sur la fin cela a été un peu le marathon… et je suis tombé dans le travers du “touriste de base” (dont Patxi dressent des portraits caustiques mais tellement vrais)

Toujours est-il que revenir de Bolivie en Argentine procure un certain réconfort… car ok il y a des choses pittoresques, mais les douches électriques soit disant chaudes qui le sont autant que les eaux du Titicaca, les pseudo restos cradingues aux menus essentiellement composes de poulet riz et frites, les bus soit disant semi-cama dont les odeurs entretiennent le mal au cœur que te procurent les pistes… tout ceci pèse à la longue. Le retour m’avait rappelé un peu ce que j’ai ressenti en rentrant de Tucuman à Paris la première fois.

Ce gradient de confort s’est fait, cette fois, nettement moins ressentir entre l’Argentine et la France; à croire que je commençais à prendre un peu le pli argentin. L’envie de repartir, du moins en vacances, là-bas, va me reprendre rapidement.

Bonjour France, mère des arts, des armes et des lois.

21 avril 2008. Argentine, Bientot Classé. Un commentaire.

La Chicha se déguste écoutant de la cumbia pas du TChatchatcha

Non l’Api n’est pas alcoolisé, mais il existe bien une boisson a base de maïs alcoolisée; c’est par hasard que j’ai eu l’opportunité de faire cette découverte gastronomique à Cusco le 29 mars 2008.
Un matin alors que Joe, Carolina et moi flânions dans les rues, nous repérons une ruelle sans issue au bout de laquelle nous devinons un joli poste d’observation de la ville.
La ruelle était mal entretenue, rarement parcourue par les touristes car un peu a l’écart du centre et il n’y avait aucune enseigne. Par l’entrebâillement d’une porte, notre attention a été retenue par la présence de poules à l’intérieur de la maison. Il y avait de la musique, comme un peu partout en Bolivie et au Pérou, de la cumbia. Je pousse la porte et jette un oeil; Nous étions sur le seuil d’une chicheria ou picaneria. Une sorte de bar où Alejandra, la doña, vous sert sa Chicha maison. Enfin je dit “vous” sert, je devrais plutot dire sert aux hommes du cartier, car apres verification il n’y a aucun signe exterieur dans la rue permettant de deviner la presence d’un tel lieu.

Un pot a Cusco

La salle est craspec (une expression familiale), les poules picorent entre les bancs et il y a en l’air un élevage de mouches qui incite à la consommation modérée. Une demi douzaine de tables dépareillées sont disposées dans la piece; elles pèguent (ça je crois que c’est marseillais, ça veut dire colle à la manière du caramel sur les doigts). Pas de fenêtre dans la piece qui est eclairée par un néon. Les quelques consommateurs sont autant surpris que nous de voir débarquer ces 3 blanc-bec enfarinées. L’accueil n’en est pas pour autant moins chaleureux. Gabriel et Pedro nous invitent a partager leur table. Malgré l’invitation cordiale, l’aspect des lieu nous fait hésiter un peu; mais que diable, on a pas fait tant de chemin pour rester sagement parqués dans les places à touristes.
Gabriel nous fait servir chacun un verre de Chicha. Il nous explique tout l’interet de cette boisson qui donne plus de force que les épinards de Popeye et qui te maintient en bonne santé. Il parait même qu’en boire régulièrement augmente sensiblement l’espérance de vie. Enfin, on lui attribue aussi des vertues aphrodisiaques… bref c’est une boisson magique. Peut etre lui reconnait-on tant de qualités pour se donner une raison de l’ingurgiter car ce n’est pas ragoutant du tout. Alors que nous avions demandé un tout petit verre juste pour gouter, Alejandra nous apporte la dose standard. Un énorme verre qui ne m’aurait pas tant impressionné s’il eût été plein de Guiness. Nous trempons nos lèvres dans le breuvage; c’est aigre, avec un fort goût de levure, et de maïs à l’eau un peu douceâtre.

Duña Alejandra presente son breuvage

Pendant que nous dégustons ce nectar Pedro nous met en garde contre les virantes dans les quartiers non touristiques et nous félicite de nous déplacer par 3. Je mène mon investigation pour découvrir les secrets de fabrication. Le maïs est pilé, sucré, bouilli puis mis a fermenté pendant 2 jours. Puis il est transféré de la bassine au verre dans lequel il faut l’agiter avant de boire du fait de sa tendance forte à la décantation.
Il parait que cela accompagne très bien le Cuy, sorte de cochon d’Inde d’élevage servi en portion à la parilla.

Variante: la Chicha peut etre mixée avec des fraises, ce qui n’améliore pas vraiment son goût.

PS: comment il n’est pas drole mon titre?!

14 avril 2008. Bientot Classé, cuisine. 2 commentaires.

Elipse de La Paz a Buesnos Aires

5 degrés ce matin a Buenos Aires, et encore une ellipse dans le blog. Promis, je raconterai ce que j’ai vu de la Bolivie, du Pérou, mais sur le moment je n avais pas vraiment le temps; les cybercafés que j’ai croisé sur mon chemin ne facilitaient pas la chose (de par la qualité de la connexion comme celle des becannes, et puis voila l inspiration n’était pas au rendez-vous et j ‘ai supprimé divers embryons de brouillons.

Hier a la Rural (le centre des expositions de BsAs) se terminait le salon Puro Deseño. Au stand 120, vous avez pu y rencontrer Guadalupe qui exposait pour la premiere fois sa collection. Elle a fait un effort considerable sur les supports de communication, a refait son logo. Vivement  les prochains modeles ;-) J’ai particulièrement apprécié cette sortie car en plus de sentir la tendance portegne la gente feminine qui visitait l’expo vallait a elle seule le déplacement. Pensez vous,  une  expo  consacre en large partie à la mode… un nid a poulettes. Pour les tendances le recyclage vient a la mode ici et j’ai vu une collection de sacs en chambre a air immonde et une autre plus sympa faite des kikous des canettes aluminium (cf photo).

14 avril 2008. Argentine. 2 commentaires.

Huayna Potosi - 6088m

17h, je me réveille comateux dans une vilaine chambre.
Des klaxons, des sifflets étranges, ah oui, je suis a La Paz; en fond, Julien Leperse distille ses question sur TV5. Ou la la, j ai la tête a l envers! Ha oui les choses me reviennent… quelle sieste; il faut dire que ce matin, le réveil a sonne a 00h00 et que je me suis enfile pres de 900m de dénivelé positif. J ai gravi le Huayna Potosi, 6088m. Je crois que c est mon 13eme sommet, et sans doute le plus haut.

L aventure commence hier, a 7h00 je suis sur le pied de guerre; je boucle mes sacs et nous allons prendre le petit déjeuner au Café Luna. A 8h30 pétantes, me voila dans le bureau de l agence qui organise l excursion. Je fais la connaissance de Porfi, mon guide. L’américain qui devait partager ma cordée a finalement annulé et je me retrouve avec un guide rien que pour moi, pour la modique somme de 120 USD la sortie de 2 jours, tout compris ( repas, encadrement matériel technique et vêtements de montagne).

Un taxi nous dépose au camp de base; Nous remontons les rues de La Paz pour rejoindre l Alto. L Alto, ce sont les faubourgs de La Paz. Il faut s imaginer La Paz comme tapissant une cuvette et débordant sur tout son pourtour. Gigantesque, improbable. Les rues les plus pentues de San Francisco ne doivent pas l’être autant que celles de La Paz.

Hayana Potosi - 6088m

La route qui y mène au camp de base dessert une mine qui n est presque plus exploitée -antimoine- une station de veille sismique et un barrage hydroélectrique. En fait de route, comme la majorité du réseau routier bolivien, il s’agit d’un chemin de terre plein de nids de poules et d’ornieres.

Avant de s engager dans le sentier vers le refuge ( Campo Alto) je profite des commodites (les Whoua whoua ;-) ) qui sont équipes d un siege, mais pas d eau courante. Pour tirer la chasse, il faut puiser devant la porte dans le ruisseau.

(EDIT)Comme dans de nombreuses courses, la marche d’approche jusqu’au refuge suit la moraine du glacier; La moraine marque les bords du lit d’un glacier; elle est caractérisée par un amas de rochers trainés et accumulés par le glacier. On dirait un peu comme une dune sauf que la forme de sa coupe caractéristique et plus pointue. Souvent on trouve le long de cette crête un sentier qui permettait de remonter le glacier en sécurité, sans passer au milieu des séracs et des crevasses. Maintenant, avec le réchauffement climatique les glaciers qui ont généré les moraines tendent à  remonter en altitude; J’avais observé ce phénomène en l’espace de 6 ans au Glacier Blanc dans le Massif des Ecrins (Alpes) c’est aussi le cas au Huayna Potosi. Le guide me dit même que les géologue prévoient une disparition totale des glaciers d’ici 50 ans; ce qui est une catastrophe pour La Paz dont l’approvisionnement en eau et en électricité en dépend.(/EDIT)

A midi nous atteignons le refuge. Il est en fonction depuis a peine 1 an et demi. Dispose de l’electricite grâce a un panneau solaire. Électricité qui est distribuée dans la petite pièce a vivre par des câbles de sonorisation Hifi; ce n’est pas la première fois que je vois ça en Bolivie. Nous sommes les derniers arrivés, sur place il y-a Alex -israélien, c’est dingue le nombre d’israélien qu’on croise en Bolivie, on trouve même couramment les menus traduits et hébreux-, Marc -Yankee-, couple d’australiens et votre serviteur cuisse de grenouille. Chacun est accompagne d’un guide. Le diner est servi a 17h. J’espérai échanger quelques chants montagnards français contre leurs équivalents locaux, mais finalement je suis le seul à chanter et à jouer de l’harmonica. Et tous ont eu la politesse de faire au moins semblant d’aimer ;-) a 19h extinction des feux.

La nuit est courte est agitée. Le réveil difficile mais rappelant de bon souvenirs d A&T. La météo est excellente, pas un nuage sur notre zone et pourtant il ne fait pas très froid; de toute façon je n’ai jamais été autant équipé. Les cordées quittent le refuge a 1h du matin. Le lune, au 3/4 pleine, nous permet de progresser sans nos lampes frontales. Le rythme est tranquile et pour limiter les effets de l altitude, je chique quelques feuilles de coca. Techniquement parlant, la voie normale ne présente que 2 légères difficultés. La “pala pequeña” et la “pala grande”, qui sont 2 passages de forte inclinaison et de longueur respective 40 et 200m. Le manque d oxygène se fait ressentir. De l’autre cote de la cordillere Real, cote tropical de nombreux nuages moutonnent et de temps à autre un éclair vient illuminer notre versant. Le spectacle est magique, le son du tonnerre ne nous parvient pas; on entent que le bruit de la neige qui craque doucement sous nos pas.

Nous arrivons au sommet pour le lever du soleil. Il ne fait pas si froid que ça, mais la batterie de l’appareil photo n’apprecie pas trop. On voit au loin la ville de La Paz.

Au camp de base, le taxi nous attendait, il nous a offert un verre de Coca, dont nous avons soigneusement renverse une part par terre en offrande a la Pachamama et au Huayna Potosi, puis je me suis avachi sur la banquette arrière et dans un moment d inconscience j ai cherche la ceinture de sécurité; c’est vous dire si j’étais déjà dans un état second.

Je me connecte de nouveau - mon sevrage Internet se passe tant bien que mail, mais l’etat des becannes et des connexions en Bolivie a un effet assez dissuasif- et je prends des nouvelles du monde. Il semble que cela chauffe pour les pinguins en Argentine et que les routes, tout du moins au nord soient bloquees, plus de viande, je sens que les argentins vont bientot devoir se rabatre sur le pinguin grille… et il me faut repasser par Buenos Aires prochainement!

28 mars 2008. Tags: , , , , . Bientot Classé. 13 commentaires.

Sucre, La Paz, Potosi…

Il y a tant a ecrire… je ne teins pas la distance, je pense que je publierai plus tard sur chacunes de mes etapes, pour le moment je taille la route.

Demain assencion (en 2 jours) du Huayna Potosi a plus de 6000m.

Salutations de la plus haute capìtale du monde.

26 mars 2008. Bientot Classé. Pas de commentaire.

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